Tout cela est un peu voilé…

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  S’il y a bien une chose que je n’aime pas ; c’est de ne pas comprendre. Il suffit qu’une parole soit sybiline pour qu’elle soulève chez moi LA question existentielle… Pourquoi !!??

(et non, la réponse n’est pas 42 bande de vilains geeks).

 

 

 

 

Donc, depuis quelques temps, je débusque au détours d’articles, de news, ou de commentaires, une remarque que je ne comprends pas.

Elle peut prendre diverses forme, et s’appliquer à différents débats. Ceci dit, elle surgit le plus souvent lorsqu’on évoque la question du voile religieux.

Avant toute chose, et en préambule; je tiens à préciser que je suis agnostique. On ne peut donc pas m’accuser de parti pris.

Dernièrement, j’engageais un mini-débat avec une connaissance sur Twitter. Vous admettrez qu’il faut être motivé pour débattre à coup de Tweet ^^

Soit ; cette connaissance me soutient donc  que le voiles, toges bouddhistes et autres kippa n’ont rien à faire dans un parlement/Senat. (Vous retrouverez cet avis partagé sous diverses formes ; «  Les signes religieux n’ont pas leur place en politique », « Les débats parlementaires doivent être laïques » et j’en passe…)

Je me pose donc la question de savoir …pourquoi !!??

Pourquoi cette femme avec un fichu sur la tête est moins capable de représenter un avis politique que ce monsieur en Hugo Boss… ? Que cette femme en tailleur Chanel ??Quelles personnes sont plus proches de ce que je vis au quotidien ?

 

Réponse de la défense : « Les religions sont les ennemis de la démocratie et de la liberté d’expression ! »

 

Ah. Alors moi personnellement, je parlais des organes politiques belges. Or, à ce qu’il me semble, en Belgique, nous avons une certaine liberté d’expression et aussi la liberté de culte. Non ? Donc, par peur irraisonnée de perdre un droit, on enlève l’autre ??

Non, ça ne colle pas. Ca ne doit pas être ça… Parlerait-il donc des Etats-Unis ? (parce qu’en parlant de pays religieux…) Non, je suppose que non puisque la liberté d’expression y est inscrit dans la constitution (quoique… mais cela est un autre débat).  Ce monsieur part donc du postulat que puisque certains dictateurs se servent de la religion pour museler les peuples (avouez que c’est pratique comme pretexte), toutes les personnes croyantes seraient donc des imbéciles incapables de réfléchir et de défendre leurs droits ?

Qui est le dictateur à ce moment là ?? Le croyant qui veut vivre sa foi ou le laïque qui le traite de sous-homme ??

Me voici bien avancée… J’ai l’impression de tourner en rond. Je reprend le postulat de départ.

« Les religions n’ont pas leur place dans la politique ».

Pourquoi ??

Est-ce le croyant en lui-même qui les gênent ? Hummm je ne pense pas que ce soit personnel.

Est-ce qu’ils ont peur que la religion empiète sur le terrain des lois ? Ah…peut-être. En ce cas, est-ce qu’une musulmane sans foulard serait moins religieuse qu’une sans ? Est-ce que quand elle enlève son foulard elle devient subitement laïque ?  Non, je ne pense pas. Donc argument nul.

Est-ce qu’il ont peur de la représentation politique des musulmans ? Oui ; je le pense. Mais il faut quand même se rendre compte que nos pays sont devenus multiples et que donc chacun a le droit de voter et de se faire élire ; c’est cela la démocratie…

Si je reprend sa critique de départ : : « Les religions sont les ennemis de la démocratie et de la liberté d’expression ! »

C’est un peu l’hopital qui se fout de la charité… Quand une minorité n’a pas le droit d’être représentée…ça pue un peu le totalitarisme non ?

 

Ou alors c’est pour protéger les femmes !! Les pauvres, on leur interdit tout, donc pour les aider, interdisons-leur de se faire entendre … oulàààà on nage en plein irréel !

 

Ou alors, ils pensent que porter le voile est une pub déguisée… Ben oui ! Genre, moi je vois une femme voilée douée dans ce qu’elle fait et je me dit « Ouahhh !! trop bien ce qu’elle fait ; je suis sûre que c’est parce qu’elle porte le voile ! Moi aussi je veux devenir musulmane »…

Bon, trève de plaisanterie…

 

Est-ce que quelqu’un a une argumentation un peu fouillée pour m’aider à résoudre ce grand mystère ??

Si la population grecque tient jusque là…

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Anne Blanpain signe ce jeudi l’édito européen de Matin Première.

 

 

 

 

“Si ma tante avait de la moustache on l’appellerait mon oncle” … si la Grèce allait bien elle n’aurait pas de problèmes ou mieux encore, s’il n’y avait pas la crise de la dette, la zone euro ne serait pas en pleine crise”.

Autant d’affirmations qui au bout de 18 mois de crise grecque finissent par fatiguer. Ok la Grèce a déliré avec ses chiffres du budget, ok, elle ne méritait pas en l’état de l’époque d’entrer dans la zone euro, ok, elle peine à mettre en place des camions et des camions de réforme dont certaines sont incompatibles: il faut dégager un surplus budgétaire pour rembourser sa dette et relancer la croissance mais en coupant dans les salaires, les pensions, les allocations, on tue la consommation et donc on tue la grèce qui ne pourra jamais présenter un budget en excédent.

Mais mardi matin, au terme d’une nuit de négociations comme la zone euro semble les aimer, les européens en étaient toujours à nous dire “c’est un bon accord, qui va permettre aux grecs de sortir du trou”. Depuis 2010, je ne sais pas combien de fois on a entendu cela. Et depuis 2010, on a l’impression que les européens en sont toujours là: être positif quoiqu’il arrive sous prétexte qu’il ne faut pas inquiéter les marchés.

Et pourtant, Anne, on voit la grèce bénéficier d’un plan sans précédent

L’idée c’est de réduire la dette grecque, qu’elle passe de 165% du PIB aujourd’hui à 120% en 2020, elle sera alors supportable et disent les européens, elle ne pèsera pas de manière démesurée sur les finances grecques. Mais dans un rapport d’experts européens et du FMI, on trouve une liste affolante de “si”. On atteindra cette dette supportable si la grèce renforce ses réformes structurelles, le pays est à genoux mais on peut encore faire plus donc. Si la croissance se rétablit, dans un pays qui ne tourne plus, on voit mal comment ça arrivera. Si le budget grec toujours en déficit se rétablit et dégage 2,5% de bénéfices si l’on peut dire, vu ce qui se passe en grèce, on a du mal à y croire. Si les privatisations rapportent autour de 40 milliards d’euros, et c’est mal parti, les premières privatisations rapportent moins que prévu. Si tous ces Si ne sont rencontrés, la dette grecque pourrait en 2020 tourner autour de 160% des richesses, bref on reviendrait à la case départ d’aujourd’hui malgré les 110 milliards d’euros décidés en 2010, malgré les 130 milliards décidés lundi, malgré les 107 milliards d’abandon de dette par les banques et créanciers privés. On pourrait ajouter si les grecs apprennent à moins manger, si les grecs acceptent de vivre très longtemps sous le seuil de pauvreté, et si neptune croise mercure dans le 3ème décan de la lune du 1er mois tant ces Si semblent loin de la réalité.

Depuis 2010, la Grèce aura donc bénéficié de 347 milliards d’euros d’aides sans que sa situation s’améliore, 347 milliards c’est à peu de choses près le montant de la dette grecque. Personne ne sait ce qui pourra sauver la Grèce mais ce qui est sûr c’est que la manière de procéder des européens depuis 2010 n’est pas un succès et qu’en 2020, la grèce pourrait se retrouver dans le même état qu’aujourd’hui .. si la population grecque tient jusque là.

 
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_edito-les-grandes-verites-de-la-crise-grecque?id=7618543

 

 

Fais tourner !!

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Chers petits amis lecteurs;

 

En ce moment, je suis obligée de travailler pas mal. Résultat des courses; moins de temps pour le blog :( ( OUINNNN!

 

Oui; je comprend ton désarroi cher lecteur; et afin de ne point te laisser aussi désœuvré, voici une belle liste de liens à faire circuler. Nous nous devons de propager l’information en dehors des médias contrôlés par les gouvernements.

Allez petit lecteur; partage…fais tourner :)

 

 Vidéos à voir pour mieux comprire bien !

Inside job de Charles Ferguson ST Fr

L’Argent d’Isaac Isitan

Les Milliardaires vous remercient d’être aussi con !

LE MOMENT EST VENU ! Message du Mouvement “Occupy Wall…

L’argent Dette (2010) Paul Grignon

L’Argent Dette 2 – la mafia Rothschild de Paul Grignon

Un cours de langue de bois – Franck Lepage

Des citoyens Américains expliquent pourquoi le monde déteste les Etats-Unis

10 stratégies de Manipulation des masses – Noam Chomsky

Danger Travail de Pierre Carles

Les camps de détention de la FEMA officialisés

Les Bilderbergers prennent le contrôle de l’Europe

Prêt à jeter – Obsolescence Programmée

Quelques films supplémentaires :

John Perkins. Les confessions d’un ex-assassin financier, d’un corrupteur de nations. L’histoire secrète de l’empire américain.

FALL OF THE REPUBLIC – sous-titré

Debtocracy – La gouvernance par la dette(vostfr)

Les sociétés (The corporation) part 1 de 2

On nous dit pas tout …. Réveillez Vous !!!!

EDWARD BERNAYS – Propaganda 1/2 vostfr

Psywar

La vérité sur le SIDA | un complot, un business, une tuerie avérée

COLLAPSE – l’histoire de Michael Ruppert.

http://www.dailymotion.com/video/xkboo7_collapse-vostfr-1-2_news

http://www.dailymotion.com/video/xkbscp_collapse-vostfr-2-2_news#rel-page-1

Invisible Empire. Jason Bermas met au jour les divers mensonges, manipulations, trahisons, décisions politico-financières de l’ombre, ayant pour finalité la mise en place d’un « Nouvel Ordre Mondial »

Histoire des coups d’États et guerres provoqués par les industriels du pétrole

Quelques articles :

L’heure du reniement des social-démocraties européennes, par Michael Hudson

LA CREATION ET LE CONTROLE DE LA BANQUE CENTRALE AMERICAINE

Un dîner de malfrats (pour mettre les Européens à genoux…)

La Crise Européenne et l’Ordo-libéralisme Allemand

C’est la Crise finale !

Vandana Shiva : « Le libre-échange, c’est la dictature des entreprises »

et sites supplémentaires à visiter :

http://www.votre-sante.com

http://www.monetary.org

http://www.comite-valmy.org

http://www.mecanopolis.org

http://911nwo.info

http://www.cerclepep.com

http://www.lesmotsontunsens.com

http://www.voltairenet.org

http://www.mondialisation.ca

http://www.desobeir.net

http://www.anticolonial.net

http://survie.org

http://www.deboulonneurs.org

http://www.planetenonviolence.org

http://www.sortirdunucleaire.org

http://www.conseilnationaldelaresistance.fr

Comment renverser légalement l’oligarchie actuelle ?

united for global change - http://15october.net/fr/

www.societal.org

http://wiki.societal.org

www.jutier.net

http://economiedistributive.free.fr/plan.php

http://www.fauxmonnayeurs.org

http://monnaie.wikispaces.com

http://www.prosperdis.org/fra/accueil.htm

http://www.bankster.tv

http://www.citerre.org/sommairemct.htm

http://selidaire.org/spip/

http://www.courtfool.info/fr_Secrets_d_argent_interets_et_inflation.htm

http://www.chomage-et-monnaie.org

http://www.michaeljournal.org/galerie.htm

Statistiques mondiales en temps réel

Rappel technique sur le “Consensus de Washington”

 

 

 

“d’abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, puis ils vous combattent, puis vous gagnez” Gandhi

Devoir de mémoire (2) Juliano Mer-Khamis- Palestine

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Juliano Mer-Khamis

Mer-Khamis est le fils d’Arna Mer-Khamis, une militante Juive israélienne pour les droits des Palestiniens, et Saliba Khamis, chrétien Arabe israélien et l’un des chefs du Parti Communiste Israélien dans les années 1960. Né à Nazareth, en Israël, où il passe son enfance.

Carrière

Mer-Khamis a été acteur à la télévision israélienne et au cinéma. Sa première apparition au cinéma a été dans le film La petit fille au tambour , un thriller américain réalisé en 1984 par George Roy Hill et dans lequel a joué également Diane Keaton, film qui traite du Conflit israélo-arabe.
Il joue dans plusieurs productions israéliennes est nommé pour le prix Ophir du Meilleur Acteur en 2002. De plus, tout a long de sa carrière, Mer-Khamis joue dans plusieurs films américains et franco-canadiens.
Il reste cependant fidèle à sa première passion, le théâtre et se produit  au Théâtre de Beit Lessin ainsi qu’au Théâtre de Habima.

En 2003, Mer-Khamis a produit et réalisé, avec Danniel Danniel, son premier film documentaire, Les Enfants d’Arna. Le film raconte le travail de sa mère pour créer une troupe théâtrale d’enfants à Jénine pendant les années 1980.

Sept ans après la mort de sa mère, et suite à la bataille de Jénine, en 2002, il retourne dans cette ville pour rencontrer et interviewer les enfants (devenus adultes) qui avaient participé à la troupe théâtrale pour découvrir que certains d’entre eux sont devenus des combattants et ont été tués par l’armée israélienne. Dans le documentaire, réalisé en 2004, apparaissent, notamment, Zakaria Zubeidi, ancien chef militaire des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa à Jénine, et Tali Fahima, militante pacifiste israélienne qui vivait à Jénine avant son arrestation par l’armée israélienne.
Suite à ce choc et à la campagne internationale de soutien que son film a provoquée, il décide, en 2006, d’ouvrir un théâtre communautaire pour les enfants et les adultes de Jénine, appelé « Théâtre de la Liberté » (Freedom theatre).
L’objectif de ce théâtre est d’offrir des opportunités aux enfants et aux jeunes du Camp de Réfugiés de Jénine de développer leurs talents, de se connaître soi-même et d’avoir confiance en soi en utilisant un processus créatif comme modèle de changement social. Le théâtre a permis à de nombreux jeunes Palestiniens de résister aux violences et à l’oppression que leur imposent les autorités d’occupation israéliennes, d’extérioriser leurs angoisses, de sortir de leur isolement et de s’épanouir.

Les enfants de Jenine

Engagement politique

Mer-Khamis était également un militant politique dans le conflit israélo-arabe. Il proteste contre l’occupation israélienne des territoires et contre la construction des colonies israéliennes. Il était militant des droits de l’homme des Palestiniens vivant dans les territoires occupés.

Interview de Mer-Khamis lors de l’ouverture du Théâtre

Juliano Mer Khamis a été assassiné le 4 avril 2011 par un inconnu devant le Théâtre de la Liberté de Jénine, en Cisjordanie.

Juliano Mer Khamis s’était rallié au mouvement de boycott, y compris culturel, de l’Etat d’Israël tant qu’il ne se conforme pas au droit international. Après son assassinat, les autorités israéliennes ont saisi sa voiture, son ordinateur et son téléphone portable, puis à partir de fin juillet elles ont utilisé sa nationalité israélienne comme prétexte d’enquête pour lancer une forte offensive visant à briser le Freedom Theatre et à provoquer sa fermeture.

Le 27 juillet, les forces d’occupation ont violemment attaqué le théâtre en pleine nuit, commettant d’importants dégâts, et ont arrêté sous le régime arbitraire et brutal de « détention administrative » deux responsables palestiniens du théâtre, Adnan Naghnaghiye et Bilal Saadi, qu’elles ont alors considérés comme suspects du meurtre. Puis elles ont arrêté à un check-point, pour le même motif, l’étudiant acteur palestinien du Freedom Theatre, Rami Hwayel, qui se préparait au rôle principal dans la pièce « En attendant Godot. »
Le 21 août, les trois détenus ont été disculpés mais Rami Hwayel, au prétexte qu’il était allé antérieurement en Israël sans autorisation, a été condamné à un mois d’incarcération, ce qui a provoqué l’annulation des premières représentations de la pièce.
Le 22 août, l’armée israélienne a de nouveau attaqué le Freedom Theatre et arrêté Mohammed Naghnaghhiye, frère d’Adnan, après avoir dévasté son appartement situé dans le bâtiment du théâtre.
Depuis lors, les autorités d’occupation ont harcelé d’autres membres du Freedom Theatre.

Mer-Khamis prédit son assassinat

« Il n’y a pas de liberté sans savoir.
Il n’y a pas de Paix sans liberté.
La paix et la liberté sont inséparables »
Arna Mer Khamis

Association d’aide et petition pour le Freedom Theatre 

Devoir de mémoire (1) Victor Jara

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Devoir de mémoire (1)

J’inaugure aujourd’hui la série « Devoir de mémoire ». Il est important de se souvenir de gens qui ont combattu, résisté. Des gens simples, qui ont eu le courage de leurs idées. C’est d’eux dont on devrait s’inspirer actuellement.

Je vais tenter de parler de personnes moins connues du grand public ici en Europe. Et j’en profite pour demander s’il est normal que leurs combats soient passés sous silence dans nos journaux ; comme c’est le cas actuellement pour ce qui se passe en Syrie…

Victor Jara

Victor Jara

Son histoire

Víctor Lidio Jara Martínez était un chanteur, auteur et compositeur populaire chilien.
Né d’un couple de paysans modestes, Jara monte à la capitale où il se forme au théatre. Ses carrières théâtrale et musicale suivent des trajectoires parallèles à partir de 1957. Il devient directeur d’académie de Folklore, intègre la direction d’un institut théatral, donne des cours…
La presse commence à s’interesser à lui. De 1967 à 1970, sa carrière s’envolle. Il chante à Helsinki, est invité à Berlin, gagne le premier prix du festival de la nouvelle chanson chilienne …
Par ailleurs, il affirme de plus en plus son engagement politique. En 1970, il s’engage dans la campagne électorale du parti Unidad Popular de Salvador Allende.
Il confirme son engagement à travers la chanson dont l’album Canto libre. Devenu l’ambassadeur culturel du gouvernement Allende, il organise des tours de chant dans toute l’Amérique latine et participe à plusieurs émissions de la télévision nationale chilienne, pour laquelle il compose entre 1972 et 1973. À la sortie de son opus El derecho de vivir en paz (1971), il est sacré meilleur compositeur de l’année.


Son engagement communiste et nationnaliste le mène à effectuer une tournée en URSS et à Cuba. Il s’enrôle s’enrôler parmi les travailleurs volontaires lors des grandes grèves de 1972.
Il chante lors de programmes dédiés à la lutte contre le fascisme et contre la guerre civile à la télévision nationale et écrit un album, Canto por traversura, qui est plus tard interdit à la vente. Ses chansons critiquent la bourgeoisie chilienne, contestent la guerre du Viêt Nam, rendent hommage aux grandes figures révolutionnaires latino-américaines, mais aussi au peuple et à l’amour.

Le martyre
Aux élections législatives de mars 1973, l’opposition du parlement à Allende s’amplifie, bien que celui-ci reste chef de l’État. Le Chili est au bord de la guerre civile. En août 1973, Allende nomme Augusto Pinochet à la tête de l’armée. Pinochet renverse le gouvernement Allende le 11 septembre 1973.

Le jour du coup d’État de Pinochet, Victor Jara est enlevé par les militaires et transféré au Stade National en compagnie d’autres militants pro-Allende. On le torture et on lui coupe les doigts à la hache devant des miliers d’autres prisonniers.

Après l’avoir passé à tabac, les militaires lui brisent les doigts avant de lui intimer l’ordre de chanter. Victor Jara défie les soldats de Pinochet en se tournant vers les militants détenus avec lui et entonne l’hymne de l’Unité Populaire. Les militaires l’exécutent par balles, ainsi que la majorité des militants qui avaient repris son chant en chœur. Cet épisode est chanté par Julos Beaucarne dans son poème “Lettre à Kissinger“.

Après avoir été enterré semi-clandestinement le 18 septembre 1973, il est enterré le 5 décembre 2009 (après 3 jours d’hommage populaire) dans le Cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie à laquelle assistèrent sa veuve Joan Turner et leurs deux filles Manuela et Amanda, l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, et plus de 5000 personnes.

Voici donc l’histoire d’un homme resté debout. Un indigné. Un de ceux que l’on ne doit pas oublier.

J’ai du mal à digérer Docteur… C’est votre système bancaire, Madame.

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J’avais prévu de vous parler aujourd’hui de notre système bancaire. Seulement…j’en étais déjà à 5 pages et je n’avais qu’effleuré le sujet.

Puis, je suis tombée sur un petit film de journalistes indépendants qui expliquait ça bien mieux que moi.

Alors…

Sachez que si le système bancaire est si opaque et difficile à comprendre; c’est fait exprès !

Sachez aussi que

- Notre argent…c’est de la dette.

- Les banques générale et nos états ne créent pas notre argent

- Nos banques ont besoin de nos crédits et que donc on fait tout pour que l’on ne puisse s’en passer

- Les faillites sont inévitables

- L’argent est créé à partir de rien. C’est plus fort que Dieu ça :)

- L’endettement généralisé et la crise monétaire fait le bonheur des banquiers.

Bref, prenez une petite heure bien peinarde à comprendre comment la machine bancaire tient le système par les c****.

Merci donc à l’association Réséda pour ce film très instructif et simple à suivre.

PS: Vous pouvez acheter leur CD pour les soutenir ICI.

 

 

Ensuite, je vous invite à (ré)entendre l’appel de nos sages à nous; nos résistants. Créer…c’est résister ;)

 

Merci et bonne journée à tous

Comment on a tué Aristote au supermarché…

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Nous vivons une époque trouble. Comment nos opinions sont-elles influencées et influençables ?  Quel est l’enjeu de nos libertés d’expression ?

Je me propose d’en étudier la question.

La guerre psychologique

Nous sommes tous victimes d’une propagande ; d’une pression psychologique.
Une opération psychologique c’est toute forme de communication destinée à influencer les opinions, émotions, attitudes et comportements d’un groupe au bénéfice d’un commanditaire.

Jusque là, c’est clair.
Or, il faut savoir qu’à l’heure actuelle, la communication aux masses, les « relations publiques » sont devenues un business lucratif.

Aujourd’hui, les agents en relations publiques sont plus nombreux que les journalistes.

Nous avons tous en tête les manipulations d’opinion précédant à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Irak.

Installation d’un climat de peur, de non-sécurité ; menace nucléaire, terroriste ; mise au ban des anti-guerre taxés d’antipatriotiques…
Tout ceci est une opération menée par les agents en relations publiques afin de légitimer l’entrée en guerre.
De grands groupes comme Rendon, Burston-Marseller ; en ont fait leur spécialité.

Le peuple américains croyait vraiment aller sauver les irakiens de leur propre perte, et leur apporter la « Civilisation ». Autrement dit, la « Démocratie ».
Ceci n’est pas nouveau ; les Européens eux-aussi allaient apporter la « civilisation » aux colonies… Et nous verrons plus tard que nous sommes influencés dans bien d’autres domaines.

Résultat de la guerre : 600 000 à 1 million de morts irakiens et 4 millions de réfugiés.
Comment peut-on expliquer que des hommes, sous couvert d’intentions louables, partent risquer leur vie et tuer des millions d’autres ??

1)    Gestion de la perception

Si l’on se réfère à l’histoire de nos syndicats et à leur combats ; on verra que les grands groupes de l’époque ont essayé à tout prix de les faire taire dans un premier temps.

Assassinat des fauteurs de trouble, discréditations publiques, menaces envers les ouvriers et leurs familles… Les financiers de l’époque (exploitants miniers, groupes pétroliers etc…) répondait avec force contre la rébellion des masses.
Or, ils s’aperçoivent que l’opinion publique se révolte contre eux.
Ils engagent alors les précurseurs des agents en relations publiques.

Ces agents revoient leur image, et c’est ainsi qu’on voit apparaitre des industriel finançant les universités, donnant à des œuvres caritatives ; se faisant tirer le portrait sur les chantiers…
Ils réalisent qu’ils doivent donner au peuple juste assez pour qu’il ne se révolte pas.

Depuis lors, le rôle de ces agents n’a fait que prendre de l’ampleur et chaque décision et actions est préparée dans le détail.

L’agence Burson-Marsteller a par exemple comme clients Philippe-Morris ou encore le fameux groupe Monsanto.
Ils étaient aussi aux côtés du gouvernement indonésien lors du génocide au Timor Oriental ou encore ont conseillé le gouvernement Nigérien et le groupe SHELL lors de la guerre du Biafra au Nigeria.
En 1999, son Chiffre d’affaire était de plus de $274 millions  et en avril 2011, Paul Holmes, expert de l’industrie des relations publiques, remet à Burson-Marsteller le titre d’agence américaine globale de l’année, en mentionnant, pour justifier son choix, la croissance à deux chiffres de l’agence aux États-Unis et d’enregistrer des bénéfices records pour l’année 2010.
Tout ceci est rendu possible par un levier :

2)    La propagation de la foi

Le peuple est par nature opposé à la guerre. Leur première recherche est en effet la paix et la sécurité. Pour imposer une guerre et envoyer les hommes au front, il faut donc des moyens de pression.

Le premier est évidement la sécurité. Tout adversaire devient une menace pour la sécurité du peuple (voir la campagne électorale de N. Sarkozy, basée presqu’entièrement sur le sujet).

Le peuple doit avoir FOI en une politique de sécurité nationale.
Que fait-on alors ? On culpabilise la population. Pas de paix sans victoire, pas de victoire sans combat. Si vous ne vous battez pas, vous êtes coupable de la non-sécurité du pays.
Le pays a besoin de héros. Les agences aussi.

Pour reprendre l’exemple américain ; on fait disparaitre du débat national toute lutte intestine. On prétend qu’il n’y a plus de différences de classes sociales. On fait du peuple américain un seul bloc, unis par un seul but ; protéger ses intérêts et aider les civilisations de sauvages (non-démocratiques). Ils deviennent le peuple élu. Le patriote est un homme qui se bat.

Or, qu’est-ce qu’un patriote ? Celui qui se bat pour des conquêtes militaires et économiques ou celui qui se bat pour le mieux-être du peuple ??
La guerre, c’est la santé de l’Etat ; elle relance l’économie militaire, et industrielle.

3)    Notre place à nous ?

Notre problème principal, c’est que nous vivons dans de fausses démocraties.
Nos gouvernements sont une élite ; et nous avons juste le droit de choisir, parmi cette élite, un « représentant » censé défendre nos intérêts. Lui, a le droit de régner sur la masse.

Aristote, père de la démocratie voyait un inconvénient à celle-ci. Si l’on donne trop de pouvoir au peuple ; celui-ci finira par s’attaquer aux riches. Les gouvernements actuels y voient le même problème. Ceci dit, leurs solutions divergent.
Aristote résolvait le problème en restreignant les inégalités. Nos dirigeants ont choisi, eux, de restreindre la démocratie.

Le développement des technologies de communication ont fait que les gens s’ouvrent à de nouvelles forme de fonctionnement or, plutôt que de changer les anciennes structures institutionnelles, on essaye de réajuster l’opinion publique par la propagande.

On va par exemple démontrer les dangers d’un internet libre ; sous couvert de prétextes fallacieux, afin d’en réguler le contenu (ACTA nous y voilà…)

Comme de toute façon, le peuple est considéré comme une masse d’incompétents et de fauteurs de trouble ; on va fabriquer un consentement à la prise en main des structures par la politique et les lobbys imbriqués l’un dans l’autre.

4)    Je suis un consommateur

Suite à la révolution industrielle, la production mondiale de biens dépasse la demande du marché et l’économie s’écroule.
Il y avait à ce moment précis deux solutions.

a)    Réduire le temps de travail et augmenter les salaires afin que le peuple consomme, et que la production et la consommation soient en équilibre.
Or, cette solution aurait été, selon nos dirigeants, source de troubles et de radicalisation des travailleurs. Ils auraient eu plus de temps pour reculer et réfléchir. Cette solution fut donc écartée.
b)    Instaurer la consommation comme fin en soi. On n’achète plus pour combler des besoins ; mais pour être heureux.

On associe alors le bonheur à l’achat de biens divers et variés. La possession, l’agrandissement perpétuel de son habitat, deviennent des instruments de bonheur. On est en plein boom de la publicité.
Or, le bonheur n’augmente pas avec les possessions une fois que les besoins primaires sont satisfaits. Le bonheur augmente par les relations sociales, les connexions, la relaxation.

On fait croire aux gens qu’en travaillant plus, on doit réussir ; et augmenter son pouvoir d’achat. On fait croire que n’importe qui peut réussir, d’où qu’il vienne.
Dans les faits, la mobilité entre les classes sociales est réduite. (Nous ne sommes pas nés sous la même étoile…)

Mais par ce rêve, on culpabilise ceux qui ne réussissent pas en leur disant qu’ils ne travaillent pas assez.

Or, la prospérité pour tous n’a JAMAIS existé. Elle a été relative après guerre grâce au regain de l’industrie (et aussi parce que les Etats n’étaient pas encore sous perfusion des marchés financiers, mais ça c’est le sujet de mon prochain article…) mais dans les années 2000, les inégalités entre très riches et les autres n’ont jamais été aussi importantes.
La pauvreté est nécessaire pour que la richesse existe.

On demandait à Confusius ce qu’il ferait s’il devenait chef d’Etat. Il répondit alors « Je rectifierais le langage ». Aujourd’hui, il contrôlerait les médias.

Derrière la démocratie politique, se cache une politique économique. Derrière l’égalité politique, se cache une égalité économique. C’est tout simplement impensable pour les dirigeants de ce monde.

Celui qui contrôle donc la propagande, les médias et la liberté d’expression, contrôle notre vie.

Combattez

Le serpent qui se mord la queue…

 

 

 

 

 

 

Occupes-toi de ta famille ! => fais des heures sup !
Achète des légumes bio ! => réduis ton pouvoir d’achat !
Chômer c’est mal, acceptes ce travail ! => ne va pas travailler en voiture, ça pollue !
Prends les transports en commun ! => Il faut réduire le nombre de gares et les trains !
N’achète pas de « made in China » ! => Lis mon prospectus et achètes
Télécharger c’est mal ! => Achète notre dernier appareil technologique et profites de ton multimedia partout !
Vas à l’école et instruits-toi ! => Surtout, regardes bien la télé
Les OGM c’est mal => sponsorisons Monsanto
Les additifs sont mauvais pour la santé => Continuons à en mettre partout

Etc… etc… etc…

C’est moi ou on tourne en rond ?

N’hésitez pas à donner vos exemples et faisons le plus grand mur du « Serpent qui se mord la queue » !

Pourquoi je ne veux pas baisser les bras ? (combats sociaux de l’Union Européenne).

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A mes amis européens…

Si j’écris aujourd’hui c’est pour mettre en garde. Mettre en garde comme je l’ai fait il y a quelques jours pour ACTA.
J’ai le besoin impérieux de partager ma colère. Je ne suis pas en colère contre le système ; pas en colère contre mon gouvernement (enfin si, mais ce n’est pas mon principal sujet d’indignation…) Cet article n’est pas étayé d’information économiques, de chiffres… Il n’a pour autre but que de vous faire part de mon sentiment.

Si je suis en colère aujourd’hui ; c’est contre les manipulations dont on fait les frais.

Je lis, j’écoute, j’observe ; et je vois partout des fautes rejetées sur les citoyens.
Si tout va mal, c’est de la faute des syndicalistes, des épargnants, des étrangers, des chômeurs, des patrons … Bref ; de nos compatriotes…

Ne nous trompons pas de cible !

Aujourd’hui en Belgique ; des milliers de gens sont descendus dans la rue pour faire grève. D’importants combats sociaux sont en cours en Europe ; et ces gens voulaient faire entendre leur voix ; comme toute démocratie leur en donne le droit.
Or, en analysant la couverture médiatique de cet évènement ; je me rends compte qu’on a énormément parlé des pauvres gens empêchés d’aller travailler ; de la perte économique ; et des vilains syndicalistes qui empêche la Belgique d’être compétitive…

La question est, selon moi : Qu’est-ce que j’attends pour demain ?

Doit-on vraiment pratiquer une politique sociale nivellant vers le bas ?
Doit-on prendre la Chine comme exemple ? L’Allemagne ?
Dois-je rappeler les inégalités sociales dans ces pays ? Dois-je souligner que le travailleur n’y est plus qu’une marchandise ?
Jusqu’où irons-nous ?

Doit-on travailler 60h/ semaine pour être compétitifs ? Doit-on abandonner tout ce pourquoi nos grands-parents se sont battus ?
Ou bien alors… essayerons-nous de niveler vers le haut ?

Si je pousse ce raisonnement au paroxysme ; doit-on supprimer les gens qui n’apportent pas de valeur ajoutée ? Les vieux, les malades, les chômeurs, les handicapés… Ca vous rappelle quelque chose ? C’est fait exprès ! L’Allemagne nazie avait le même raisonnement.

Même période de crise, mêmes discours… voyez les résultats de l’extrême droite en Europe.
Quoiqu’il se passe de difficile, ce sera toujours de la faute de  «  l’AUTRE ». Et ça arrange bien les multinationales, les gouvernements et les grosses fortunes. Pendant  qu’on se tire tous dans les pattes ; on ne se révolte pas.

DANGER !!

Je vais vous rappeler une chose importante :

«  Dans l’Union européenne, 116 millions de personnes sont menacées par la pauvreté et 42 millions (soit 8 %) vivent “dans un dénuement matériel extrême et n’ont pas les moyens de subvenir à des besoins estimés essentiels pour mener une vie décente”. » (source)

Et l’on nous vend l’austérité comme porte de sortie.

Est-on devenus à ce point des Etats de pleutres ? De vendus à la mondialisation ?
Quel pouvoir a l’Europe face à cela ? Quelle est la place des gouvernements des pays dilués dans cette masse ?
Quelle est encore l’importance du social dans l’économie mondiale ? Est-t-on des arriérés en Europe lorsqu’on demande le mieux vivre pour tous ?

On critique la Chine pour son non-respect des droits de l’homme, pour son manque de mesures sociales ; dans le même temps, on essaye de les concurrencer sur le même terrain.
Personnellement, je ne souhaite pas vivre comme en Chine ; et vous ? Pensez-vous que notre modèle doive être celui des chinois ? Celui des Etats-Unis ?

Le problème est que nous n’avons pas de véritable Union Européenne.
Comment peut-on expliquer que les États-Unis, dont les principaux indicateurs se portent plus mal que ceux de l’ensemble de l’UE, et le Japon, dont la dette publique a atteint 225% du PIB, puissent émettre des obligations à dix ans à des taux d’intérêt inférieurs à 2% alors que certaines nations de la zone euro sont contraintes d’emprunter à des taux de 7% ? La réponse est simple : nous n’agissons pas comme une véritable Union. La seule annonce, crédible, d’une garantie absolue des dettes des Etats mettrait un frein à la spéculation des marchés.

Comment peut-on expliquer que notre impact soit si faible ?

Les Etats-Unis ne peuvent s’opposer à la Chine ; elle détient toute sa dette. Qu’en est-il en Europe ?

Il y a une piste à explorer tout de même ; et cette piste apporterait de nombreux bénéfices ; c’est de taxer le transport.

Quels en sont les bénéfices ?

1)    Contrer les importations chinoises et étrangères. En taxant le transport, vous obligez la relocalisation d’entreprises.
2)    Impact écologique important. Diminution du transport maritime et routier.
3)    Dopping des productions locales. Alors oui, manger des fraises israéliennes sera beaucoup plus cher. Est-ce un drame ??

Vous pouvez prendre connaissance des implications d’une telle taxe sur le site d’OXFAM ici

Certes, ces mesures se rapprochent de mesures protectionnistes ; mais que vaut-il mieux ? Un peu de protectionnisme pour se battre pour ses idées ; ou se vendre à l’économie de marché ?

Pour encore mieux mesurer les dangers de la Chine, je vous envoie vers cette émission ; très instructive :

La guerre contre la Chine est-elle inéluctable ?

Pour terminer cet article d’indignation pure ; je tiens à mettre en garde mes contemporains. A tirer sur l’AUTRE, on oublie le combat qu’on mène.
Ne vous laissez pas monter les uns contre les autres par les médias.
On culpabilise les agités, on en fait des parias ; on se moque des indignés, on minimalise leur impact.
On décourage les uns en leur disant que leur combat est inutile ; on donne un petit pouvoir à d’autre afin qu’enivrés par la gloire, ils abaissent leur prochain.

Stéphane Hessel nous met en garde :
La jeune génération manifeste peu de résistance par rapport à ce qui la scandalise et contre quoi elle devrait réagir“, déplore-t-il. En premier lieu, “le scandale” des inégalités sociales, “de la juxtaposition de l’extrême richesse et de l’extrême pauvreté sur une planète interconnectée”.

Nous n’avons pas encore  trouvé de leader, nous n’avons pas notre « Che » ; mais pour citer ma fille de 10 ans : « A quoi ça sert de pleurer pour une semaine de salaire perdu pour se battre,si en fin de compte un salaire ; on en a plus… »

Merci ma fille.

Indignez-vous ET engagez-vous !

A lire aussi : ” 5 raisons pour lesquelles la dette publique n’est pas importante

Pourquoi et comment ACTA s’attaque à ma liberté ?

Affiche Stop ACTA par Jennifer Aouizerat

Ce 26 janvier 2012, l’Union européenne et 22 de ses Etats membres viennent officiellement de signer le traité ACTA (Anti Couterfeiting Trade Agreement), et il sera ratifié en juin.

Mais au final qu’est-ce que c’est que ce fameux ACTA dont on entend parler ? En quoi est-ce que cela me concerne ?
C’est ce que je vais tenter d’expliquer via cet article.

La première partie reprendra l’historique d’ACTA ainsi que son implication sur la neutralité du réseau ; la seconde s’attardera un peu plus sur le téléchargement, les DRM etc….

ACTA

  1. Petit historique :

L’ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement, soit en français Accord Commercial Anti-Contrefaçon) est un traité international concernant les droits de propriété intellectuelle, notamment en ce qui concerne les infractions au droit d’auteur sur Internet.
Le but affiché de l’ACTA est d’établir un cadre juridique international que des pays peuvent rejoindre volontairement.
Sur papier, ça a l’air très bien. Quoi de plus normal que de normaliser un règlement qui touche un commerce mondial ?

Or ; dès le départ, ACTA débute par une manœuvre des plus étranges. Sa création est négociée secrètement durant 3 ans par 39 pays avant que le projet ne soit rendu public. Ces pays se réunissaient en dehors de tout circuit démocratique pour négocier le traité. Ce ne sont donc pas des élus du peuple qui discutent de ce traité, mais des représentants d’entreprises privées défendant leurs propres intérêts.
Les états qui ont contribué à l’élaboration de l’ACTA sont entre autres : l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, les Emirats Arabes Unis, les Etats-Unis, le Japon, le Maroc, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse et l’Union Européenne.
En 2008, Wikileaks révèle l’existence de ces réunions et dévoile la teneur du texte, provoquant un grand mouvement d’indignation sur la toile.
2. Ma place sur le Net :
Partons du principe que la Société dans laquelle nous vivons a, à un moment, ressenti le besoin d’évoluer. Instinctivement, en développant son savoir technologique, elle a créé internet.
Ce faisant, quels ont été les effets du Web sur notre culture ?

Nous avons changé tout notre mode de communication. Internet a permis à chacun d’avoir accès instantanément à une inépuisable source de savoir, de connaissances, de publications scientifiques etc… auparavant réservées aux grandes bibliothèques, aux universités etc…

Internet a changé la société et sa culture. Tout comme l’imprimerie avait changé la société à l’époque, en diffusant le savoir.

Qu’en est-il de nous ? Moi, ma sœur, ma mère, vous, et même votre voisine….

Pour se rendre compte de l’influence d’internet sur notre culture, je vais me baser sur l’analyse qu’en a fait Benjamin Bayart lors d’une conférence prononcée le 7 novembre 2010 sur le thème “Internet, démocratie et dangers”

Avec internet, les gens ont d’abord continué à faire ce qu’ils faisaient dans la vie réelle. Ils lisent les mêmes journaux, achètent les mêmes choses mais plus facilement, discutent avec leurs amis…Ils sont acheteurs.
Ils découvrent des sites marrants, des jeux, s’échangent des powerpoints ; pour les plus jeunes on dira d’eux qu’ils sont des Kikoolol, pour les plus âgés ; qu’ils visitent des sites de PrOn ^^

Puis, plus le temps passe, plus ils se risquent à découvrir d’autres horizons. Ils visitent les sites de journaux concurrents, suivent des liens, lisent des blogs…ce faisant, leur horizon s’élargit. Ils ne lisent plus une presse unique, ils n’absorbent plus ce que la télé leur impose. Ils développent un esprit critique. Ils deviennent lecteurs.

Ils se mettent alors à râler. Ils commentent sans argumenter, juste pour dire qu’ils ne sont pas d’accord.
Plus ça va, plus ils lisent et commencent alors à argumenter leurs posts. Ils s’opposent alors à des tas de gens d’opinions différentes, et le débat s’installe ; à la manière de l’Agora grecque. Ils apprennent aussi qu’ils peuvent se tromper ; ils sont commentateurs.

Les étapes d’après sont celles d’auteur (Je publie sur mon propre blog) et ensuite d’Animateur (je m’occupe d’une communauté).

Qu’obtient-on lorsque toutes ces personnes passent par ces étapes ?  On obtient une démocratie en temps réel. Une grande communauté de gens d’avis divergents qui discutent, commentent, analysent, critiquent. La Démocratie par essence, a besoin de gens qui savent débattre.

Auparavant, les seuls qui pouvaient avoir un regard critique sur la société et nos gouvernements ; c’était la presse. Elle était chargée de défendre les intérêts du peuple, de faire pression sur les politiques afin que le peuple soit informé. Or, nous savons tous que certaines choses étaient passées sous silence.
On peut mettre en avant le lien tenu entre presse et gouvernants, les intérêts financiers … ou simplement se dire qu’éplucher les données publiques est un travail fastidieux pour un petit groupe de journalistes.

Or, internet rassemble des millions de gens, des milliers de bonnes âmes prêtes à investir de leur temps pour éplucher ces données…le travail est alors bien plus facile !

Les articles 11 et 15 des droits de l’homme et du citoyen de 1789 prennent alors tout leur sens :

Article XI
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.
Article XV
La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Notre société est devenue une société qui demande des comptes. Parce qu’elle en a le droit ; parce que les évolutions techniques et l’invasion massive du net ont rendu la chose possible.
Qu’on ne s’y trompe pas ; le retour en arrière est impossible. Tout comme l’imprimerie a changé nos structures ; internet en a fait de même. On mettra plus ou moins de temps pour le faire accepter, mais c’est une voie inéluctable.

3. Les Dangers qui menacent :

Nous sommes d’accord pour dire, à ce stade, qu’internet a formé une nouvelle culture.
Car qu’est-ce qu’une culture ?
Est-ce que la Culture c’est ce qui passe à la télé et qu’on m’impose ?
Est-ce que la culture c’est ce que je peux acheter à la Fnac ?
Si je prends la définition de la culture sur mon Larousse : « Ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un groupe ethnique ou une nation, une civilisation, par opposition à un autre groupe ou à une autre nation »
La culture est donc une référence commune, partagée par un groupe d’êtres humains qui leur permet de communiquer entre eux et de se comprendre.

Notre langage est culturel ; à partir du moment où il y a échange, il y a culture. Un élément culturel est donc par définition un élément qui s’échange.

Et là, se pose la question de la pertinence des lois comme ACTA et l’étude se pense sur les dérives liberticides qu’elle implique.
Ces lois veulent faire du © une religion ultime. Rien ne pourra s’échanger s’il est copyrighté.
Or, internet a fait de nous des êtres qui communiquent aussi bien par la lecture, que par la vidéo…par des montages photos, par des powerpoints, ou-même par des clips montés sur youtube… D’autres créent des œuvres et des programmes sous licence dite libre (Licence GNU, accords de publication des photos sur le site Wikipédia), mais il s’agit là d’une facette du partage que j’évoquerai plus tard.
Que vaut une œuvre si je ne peux la commenter, la partager ?
Elle reste confidentielle.
Il suffit de voir la « course au buzz » de toutes les stars actuelles pour se rendre compte que l’échange sur le net est devenu le media de prédilection pour toute une partie des consommateurs.
L’industrie de la culture sera donc la première perdante si l’on ne peut plus échanger de contenu ©.
Il est évident que par ces propos, je ne résous pas le souci de rémunération, qui est un droit légitime des artistes ; mais par choix, je me propose d’en discuter plus avant dans mon prochain article.
Tout ce que je cherche à vous démontrer à l’heure actuelle ; c’est que la culture ne peut plus se passer du net et du vecteur partage pour se diffuser. C’est inéluctable.
Le premier danger est donc le déni de culture.

Le deuxième danger identifiable est la pression sur la neutralité du réseau.
Lorsque vous vous connectez sur le net ; vous devenez automatiquement une cible pour les publicitaires on est d’accord ?  Vous êtes la cible de matraquage des vendeurs qui ont bien compris que les heures que vous passez sur le net sont des heures qu’ils peuvent mettre à profit pour vous vendre leurs marchandises.
Or, qui détient le pouvoir sur ces heures ?

Votre Fournisseur d’accès bien sûr !! (FAI) Orange, Belgacom, Voo, Free…. Eux seul détiennent la clé de votre accès au net.

Maintenant…imaginez que votre FAI décide de bloquer votre accès à tel ou tel site ??
En a-t-il le droit ?
C’est ce qui va se passer si ACTA passe. Le gouvernement pourra ordonner à votre FAI de bloquer votre accès vers telle ou telle source d’information.
Le FAI pourra aussi dire à « vendeur X » : Donne-moi 20% de tes bénéfices sinon je bloque l’accès de mes clients…

Faisons donc le parallèle avec l’imprimerie… (Parallèle que je dois à Benjamin Bayart encore une fois :) )

Un auteur écrit avec de l’encre sur du papier. Un internaute écrit via son FAI…
Si le FAI refuse que j’écrive ce que je décide d’écrire…ne serait-ce pas comme si le papier décidait de ce que je dois écrire ?? !!
Alors, on sait tous qu’au début de l’imprimerie, on a voulu rendre les imprimeurs responsables de ce que les auteurs écrivaient…c’est beaucoup plus facile. Et c’est encore plus difficile de coincer un bloggeur, un anonym(ous)e :)   Que vont donc faire nos gouvernements ??

Rendre les FAI responsables de ce que font les gens ! Et en leur faisant peur, les FAI nous laisseront donc un accès ouvert vers les sites du gouvernement, le site de Disney et celui d’Universal Music… point final. Pas de danger ; pas de responsabilité…

Les dérives sont alors évidentes. Filtrage par les dictatures en place ; pouvoir d’écoute des FAI de nos conversations, de nos écrits ; espionnage de tout ce qui parait suspect ou contraire à la morale en place.

On donne un pouvoir à l’exécutif de se passer d’un juge pour condamner ! Cela se produit déjà en France avec la fameuse HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) dont vos amis francophones ont du vous bassiner il y a de cela 2 ans.
Où se trouve la séparation des pouvoirs ? Quels sont les démocraties qui passent outre un juge avant de sanctionner ? …Les nôtres apparemment. On repproche à la Chine de filtrer les accès, on souligne l’importance d’internet dans les soulèvements du printemps arabe; mais dans un même temps, on veut instaurer un pouvoir capable de censurer le net chez nous…

Alors oui, on met en avant la pédophilie, le terrorisme…on présente même les méchants pirates comme des bandits afin de faire passer cette loi ; mais ne nous leurrons pas ; cette loi ne servira à rien.
-    Ceux qu’on appelle les « pirates », et dans une autre mesure, les pédophiles et autres terroristes connaissent les ficelles leur permettant de passer outre ces censures.
-    - Le pédophile sera plus facilement identifiable dès lors qu’il a un site en ligne !
-    - Les terroristes ne posteront pas sur Facebook leurs nouveaux méfaits…
De toutes manières, quelqu’un derrière son PC, sans connaissance précise en Informatique pourrait facilement en 1 heure de temps sécuriser son anonymat vis-à-vis de la toile (pirate du réseau des voisins, usage d’un Internet Alternatif, d’un VPN, et j’en passe)
Le gouvernement belge a récemment ordonné aux deux principaux FAI de bloquer le site de partage « The Piratebay », interdiction contournée dans l’heure par toute la population ; preuve d’un ordre ô combien inutile…
Ne vous laissez pas berner… La rémunération des artistes n’est PAS le vrai débat. Il y a bien d’autres voies pour cela.

Internet est un enjeu politique majeur. Il change la structure du monde.
Le gouvernement fait pression sur le net ; et le net répond par une action. Espérons que le gouvernement comprenne avant que la réaction ne soit trop forte et que cela n’explose ; auquel cas…notre combat ne sera nullement arrêté ; juste retardé. Parce que la Démocratie que l’on a apprise sur le net ne pourra plus jamais être étouffée.

ACTA ; ce n’est bon ni pour toi…ni pour moi.

… Suite au prochain épisode…

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